Interpellation d’Yves Bassambi au Collège du Bourgmestre et des Echevins concernant « la croissance des détresses psychologiques liées à la crise sanitaire de la Covid-19 » au Conseil communal du 9 décembre 2020

Les deux périodes de confinement et plus largement la période sanitaire entraînent des difficultés sociales, économiques et éducatives.

De ces difficultés découlent des troubles psychologiques. Le monde de la santé alerte sur l’augmentation des cas de problèmes de tristesse, d’angoisse, et malheureusement parfois aussi des idées suicidaires, information confirmée par le docteur Gérald Deschietere, psychiatre responsable de l’unité de crise aux Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles le 28 novembre 2020 sur rtbf.be.

Face à cette situation, les pouvoirs locaux doivent prendre leurs responsabilités. Le système de santé en Belgique bénéficie de structures dédiées à l’accueil, la prise en charge et l’accompagnement des Belges souffrants de troubles psychologiques.

Je souhaiterais dès lors vous poser la question suivante:

  • Quelles dispositions concrètes concernant l’accueil des publics fragiles, connaissant une difficulté psychologique, relevant d’un trouble de santé mentale comptez-vous mettre en œuvre dès à présent pour apporter les réponses nécessaires aux Tennoodois?

 


REPONSE

La commune de Saint-Josse-ten-Noode, inquiète de l’impact de la crise sanitaire sur la santé mentale de la population, a décidé de mettre en place des actions visant à encadrer les situations à risque.

La santé mentale est la grande oubliée de la crise sanitaire et de nombreuses études montrent qu’une partie importante de nos citoyens est en situation de souffrance.

Face à cela, nous avons réagi en mobilisant les moyens au niveau communal.

Ces espaces de décompression agissent comme une soupape. Ils permettent à chacun de souffler, de prendre du recul et de restreindre les dérives négatives par l’effet d’un changement de cadre et d’un accompagnement si besoin.

Mettre ce service à disposition de la population est fondamental quand on sait que les logements sont souvent exigus à Saint-Josse.

Concrètement, les espaces de décompression sont accessibles sur demande, pour une plage horaire définie en fonction des besoins et la présence d’un travailleur social est laissée à la discrétion du demandeur.

Toute demande peut être adressée au Service Prévention au T. 02/210.44.62(65) qui assurera un accompagnement spécifique.